PROJET DACAMU : QUESACO ?!

30 août 2023

A compter de septembre, un nouveau projet va voir le jour en Seine-et-Marne. Il s’agit du parcours « DACAMU ». Mais de quoi s’agit-il ?

DACAMU est basé avant tout sur un lien étroit tissé entre le SAMU 77, le Res@M 77 et les Dispositifs d’Appui à la Coordination 77 (DAC).

Concrètement, il s’agit de s’appuyer sur un repérage précoce des vulnérabilités de personnes restées à domicile après régulation du SAMU 77 (centre 15), qui s’inscrit dans la démarche qualité du SAMU 77.

L’idée part de deux constats. Tout d’abord, de nombreuses personnes âgées de plus de 75 ans ont recourt au SAMU 77 sans que leur médecin traitant, l’entourage ou d’autres professionnels n’en soient informés. D’autre part, la littérature scientifique tend à démontrer que plus on intervient en amont et en prévention, plus la récidive pouvant amener à des complications plus graves ou à une institutionnalisation, est limitée.

Le SAMU et le DAC sont apparus naturellement en mesure d’apporter une amélioration à ce parcours. En effet, Le SAMU est un acteur à même de repérer des situations de vulnérabilités. Des expériences réalisées par d’autres SAMU en France montrent que la communication d’une information au médecin traitant sur une situation complexe au domicile ne suffit pas forcément à agir. Les DAC interviennent auprès des patients en situations complexes (de tout âge, toute pathologie) dont les personnes âgées en perte d’autonomie à domicile.

DACAMU va amener une nouvelle organisation du parcours du patient grâce à un partenariat SAMU 77/Res@M 77/DAC 77 étroit et opérationnel. Avec DACAMU, certains patients identifiés comme vulnérables par le SAMU 77 pourront bénéficier d’un télé-suivi qui sera effectué par les professionnels du Res@M, et si une vulnérabilité particulière est identifiée, les patients pourront être orientés vers le DAC 77 du secteur – Nord ou Sud (parcours DACAMU). Ainsi, si besoin, une visite sera programmée chez le patient avec les ressources du DAC les plus adaptées (référent parcours complexes, infirmière coordinatrice, psychologue coordinatrice…) pour évaluer au mieux la situation et apporter des réponses individualisées dans le but de favoriser le maintien au domicile.

Le gain escompté pour le patient est alors de favoriser le maintien à domicile, grâce à une mobilisation des acteurs médicaux ou médico-sociaux du territoire pour étayer les aides, évitant ainsi des ré-hospitalisations.

Les gains escomptés pour le professionnel reposent sur l’information au cercle de soins de ville du patient, sur la mise en place et/ou l’ajustement des aides médicales/médico-sociales, et un appui à la coordination du parcours de santé.

Une évaluation de ce projet sera mise en place en 2024, à l’aide d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs définis lors du cadrage du projet, en lien avec les parties prenantes.

Top